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Ce Petit Goût D'antan

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Ce Petit Goût D'antan

Héloïse Leclerc

13 déc., 2018

3 Restaurants mentionnés

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Le temps des fêtes est à nos portes et avec lui, les moments en famille, les pensées douces et la surabondance des réveillons. En planifiant ma chronique du mois de décembre, j’ai ressenti une profonde nostalgie pour mes Noëls de petite fille, avec grand-papa et grand-maman aux fourneaux, mitonnant d’incroyables délices que je n’ai pas pris la peine d’apprendre à cuisinier,  comme plusieurs d’entre nous d’ailleurs. Heureusement, certains restaurants se sont attelés à la tâche avec du cœur au ventre! Voici quelques adresses à essayer pour se réchauffer l’âme.

Là Là : le passé au présent

Je n’étais jamais allée là, chez Là Là, et pour être honnête, je ne sais vraiment pas pourquoi. Situé proche de la Gare du Palais, sur la rue St-Paul, ce restaurant propose une interprétation gourmet de la cuisine familiale du Saguenay Lac-St-Jean. Au-delà du programme culinaire unique, le copropriétaire et maître d’hôtel Alexandre Tremblay explique que l’équipe a voulu créer un espace convivial où retrouver un peu de la chaleur que  nous époque nous a fait perdre : « Chez nous, on range le iPhone, on se conte des histoires, on joue aux cartes, les tables se jumellent, tout peut arriver. »

Antiquités chinées, vieilles lampes, portraits sépia et table de réfectoire créent une ambiance confortable, où les minutes s’égrènent avec douceur. Je crois même apercevoir arrière-grand-maman Violette tricoter dans un coin. Mon cœur bondit à la lecture du menu, et bat un peu plus fort à chaque fois que je relève un délice de mon enfance : soupe aux gourganes, salade à la crème (!!), bettes marinées, ragoût de boulettes, tourtière du Lac (pas du pâté à la viande, mes petits vlimeux, c’est pas pareil!), tarte aux bleuets…

Je ferme les yeux pour manger, laissant le ballet des textures et des saveurs tracer un chemin vers mes souvenirs enfouis : la tourtière fumante, sa farce, viandeuse et bien relevée, les petits dés de patate fondants, la pâte riche, le croquant des radis de la salade à la crème, l’acidité de la betterave et le sucré du ketchup aux fruits... J’ai 8 ans et je suis la plus heureuse des petites filles au monde.

p.s. Là Là prend les commandes de tourtière pour vos réceptions du temps des fêtes!

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Le Diner St-Sauveur : une dose d’amour

Petit nouveau du quartier St-Sauveur, le Diner – prononcez Dail-neur –, c’est un plongeon dans un univers rétro bric-à-brac coloré et sans prétention. Les amis et les petites familles s’y entassent, bébés au cou, pour savourer un menu compact qui comprend tous les incontournables du Chef Éric Lemay : hot dogs, burgers, spagat, chicken n’ waffles… Mais aujourd’hui, je ne suis pas venue pour ça.

Sans détour, je commande le pâté à la viande et un beigne en salivant par anticipation, car je sais une chose que vous ignorez peut-être! Il s’agit de créations maison de l’extraordinaire chef Karine Jacques. Maintenant maman d’un bambino de 26 mois, elle a dû ajuster son horaire en conséquence, et le Diner a eu la méchante bonne idée de recourir à ses talents de pâtissière. Cette dernière n’a pas résisté à l’idée de proposer quelques ajouts au menu, inspirés de son patrimoine familial, comme le pâté à la viande de sa grand-mère et le ragoût de pattes de son grand-père.

« J’ai beau suivre la recette, ça ne goûte jamais exactement pareil, » avoue-t-elle dans un éclat de rire, avec toute la modestie qui la caractérise. Une seule bouchée de son pâté, assemblé à partir de la mixture à viande du Sloppy Joe, me propulse au paradis avant mon heure. Sa pâte maison – feuilletée comme ce n’est pas possible – exprime un riche goût de beurre qui complémente à merveille la farce délicatement aromatisée de cinq épices. J’en ai des larmes aux yeux, parce que Karine sait mieux que personne comment mettre le même ingrédient secret que grand-maman et grand-papa dans ses plats : l’amour.

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Le Tournebroche : souvenirs revisités

Rôtisserie haut-de-gamme située à l’intérieur des murs sur la rue St-Jean, ce restaurant aux allures de chalet urbain accueille son lot de visiteurs en quête d’une expérience locale. Pour les combler, le Tournebroche leur propose une variété de mets élaborés avec les plus beaux produits du terroir – à commencer par l’excellent poulet des Viandes biologiques de Charlevoix – mais aussi, quelques plats inspirés des souvenirs d’enfance du restaurateur Guy Collin et réinterprétés par le chef Stéphane Roth, Français d’origine.

Au menu-midi seulement figure un appétissant pâté chinois au poulet effiloché, une idée sortie tout droit de la cuisine de la grand-mère de Guy. La viande juteuse est couronnée d’une somptueuse purée de pommes de terre, puis d’une tranche de fromage des Grondines, le tout nappé d’une sauce poulet maison légèrement aigre-douce qui évoque un peu celle à « hot chicken ». Impossible de clore le repas sans une portion de pouding chômeur, lui aussi inspiré d’une recette familiale du restaurateur. Un petit sucre à la crème avec ça?  

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La Bûche : des classiques réinventés

Un concept de cabane à sucre urbaine établi sur la rue Saint Louis, ce restaurant trouve un juste équilibre entre le rustique et le chic. On vient ici quand on a le cœur à la fête et l’estomac dans les talons pour déguster une large sélection de classiques d’icitte du déjeuner au souper, tous maison, et toujours repensés avec une « twist ».  La crêpe? Garnie d’un caramel au suc’ à crème. La soupe aux pois? Faite à base de pois chiches et de fond de veau, puis couronnée de cubes de bacon maison et de dés de carottes glacées à l’érable. Le pâté à la viande? Servi sous la forme de croquettes juteuses assorties d’un ketchup aux fruits.

Ce qui est le plus fascinant avec ces créations, c’est qu’elles parviennent en général à évoquer le même feeling que la version originale, un petit tour de force qui illustre qu’on peut à la fois respecter une tradition et la réinventer. Autre idée sympa : la Bûche propose en ce moment son Assiette du temps des fêtes, garnie d’un pilon de dinde confit, d’un chutney de canneberges et de purée de pommes de terre Yukon Gold, une manière toute simple de s’offrir la traditionnelle expérience de dindon du Réveillon.

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Merci à Là Là et au Tournebroche pour leur invitation à venir découvrir leur concept.

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