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Restaurant Openings to Watch in Quebec

5 Restaurants mentioned

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Lorsqu’on attendu plusieurs semaines – voire plusieurs mois – l’ouverture d’un nouveau restaurant, il est bien difficile de résister à la tentation de s’y précipiter dès le premier service. Règle générale, il vaut mieux attendre au moins trois mois avant de s’aventurer : c’est le délai dont la plupart des établissements ont besoin afin de roder leur concept et d’offrir l’expérience qu’ils ont vraiment en tête pour les clients.

Mais vous savez quoi? J’ai triché! En partie parce que l’été – avec ses horaires allégés et la température clémente – se prête bien aux sorties et aux découvertes… Et en partie parce que les 5 ouvertures dont je voulais vous parler ont été effectuées par des restaurateurs d’expérience qui ne fonctionnent plus à tâtons depuis belle lurette. Le verdict? À vous de le lire!

 

Birra & Basta brasse la cage

La taverne italienne du Groupe Top Resto, qui a ouvert le 28  avril dernier dans l’ancien local de la Champagnerie, ne fait assurément pas dans la dentelle : fresques murales, écrans plats, musique tapageuse (avec DJ live les fins de semaine) et assiettes copieuses mettent la table pour une soirée endiablée.

Peut-être pas le cadre tout désigné pour une soirée romantique, les yeux dans les yeux, le resto qui se fait aussi boîte de nuit propose cependant un concept unique pour les gangs qui veulent passer un bon moment sans sacrifier leurs papilles. Au menu, un large éventail de plats à partager, dont une sélection d’antipasti, de pizza maisons – même à la pointe, en fin de soirée –, de pâtes et de mets d’inspiration italienne. À l’instar du Bistro Patrizzio et co., Birra & Basta propose aussi un bar à burrata qui comporte notamment une burrata maison.

Semblable à aucun autre établissement à Québec, Birra & Basta caresse l’ambition de faire évoluer la scène de la restauration par sa formule unique. Une attention aux détails, une exécution sur la coche et une communication limpide sur l’ambiance survoltée qui attend les clients seront indispensables pour lui permettre de relever le pari.

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Le Phoenix du parvis

Voilà un autre établissement qui a pris son envol dans St-Roch à même les cendres – métaphoriques – de son prédécesseur, l’Air du temps. Démarré par le couples d’entrepreneurs derrière Le Rideau Rouge sur Cartier, le vaste espace a été conçu comme un lieu de divertissement tout-en-un, avec un restaurant avec terrasse, un bar, une piste de danse (Yéééé, on danse encore à Québec!) et un espace spectacle qui voit défiler des chansonniers comme Étienne Dupuis et Luigi Boezio pour des performances live.

Le menu ne manque pas – lui non plus – d’ambition. Défendant une spécialité méditerranéenne, le chef Sébastien Moisan concocte plusieurs plats et saveurs de cette région, avec une présentation soignée, comme la paella maison (satisfaisante avec ses fruits de mer à la cuisson bien maîtrisée et son riz fragrant) et la sculpturale salade grecque déconstruite. En parallèle, on retrouve aussi tous les classiques bistros : tartares, onion rings, ailes de chou-fleur Buffalo, burgers et cie…

Appuyé par une carte cocktail stimulante – essayez le Calypso, c’est vraiment un  hit!-, signée Alex Frenette, un service jovial et une belle énergie en salle, le concept ne manque pas d’attrait, surtout avec la belle terrasse extérieure aménagé sur la rue du Parvis. Il gagnerait cependant à être un peu resserré afin de consolider son identité et ainsi rejoindre son public cible!

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Les Botanistes 

Une ouverture portée par un trio d’expérience (Jean-Luc Boulay, Arnaud Marchand et Pierre Joubaud) et soutenue par le fondateur des Floralies Jouvence, Paul Daoust, Les Botanistes témoigne d’un grand savoir faire en restauration. Le cachet unique du restaurant, qui allie des matériaux nobles, un touche vintage, de l’ornementation végétale, séduit d’emblée, mais c’est l’attention aux détails qui s’avère des plus charmantes.

Les menus en bois engravés, les pichets-arrosoirs en cuivre, les ustensiles patinés, la vaisselle de bon goût, les assises confortables, un aménagement fluide qui offre suffisamment d’espace à chaque convive pour savourer le moment, l’habillage sonore parfait : rien n’a été laissé au hasard et ça, c’est vraiment rafraîchissant!

Avant même son ouverture, Les Botanistes ont fait couler pas mal d’encre avec un concept plutôt inédit : celui de placer les légumes et les plantes au cœur de l’assiette. En clair, le menu propose séparément des assiettes végétalisées et des protéines animales, travaillées au minimum (ex : l’assiette de pétoncles géants consiste en 4 beaux pétoncles poêlés, couronné d’un chimichurri d’algues.)

Pour ma part, j’ai opté pour 3 assiettes de légumes (morilles, asperges et chou-fleur), en prenant soin de sélectionner certaines qui contenaient par défaut des protéines végétales comme des lentilles béluga, la section « protéines » du menu ne comportant aucune option végétarienne. Copieuses, présentées avec soin et agréables en bouche, celles-ci se sont avérées satisfaisantes. Mes coups de cœur du repas sont cependant allés au cocktail apéritif (une création d’Elena, qui tient le bar avec grâce) et au dessert, une tartelette aux airelles couronnée d’un espuma au jus de carotte et surtout, de croustillants morceaux de rhubarbe en gastrique au verjus.

Les Botanistes éviteront assurément à une clientèle locale d’avoir à se déplacer au centre-ville pour bien manger. Reste à voir si son offre culinaire se démarquera assez pour inciter les clients de partout ailleurs à jeter leur dévolu sur cette adresse. Chose certaine, la terrasse verte devrait en convaincre plus d’un cet été!

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Pow! Ramen 

Un concept échafaudé par l’équipe à laquelle on doit notamment les Bols & Poké et Torii Izakaya, ce noodle shop se distingue par son modèle d’affaires qui explore le franchisage. Un couple de français, Marc Piedallu et Katia Folgoas, opéreront en effet la toute première succursale sur la rue St-Jean, dans l’ancien Blender Bar à Jus.

Au menu, on retrouve les créations funky de Chef Alexanne Grenier et de son second en cuisine, Lucas Drapeau. Aux antipodes d’une approche traditionnaliste, ils souhaitent offrir une sélection de ramens chauds, tiède et froid et de sides inspirés par l’éclectisme new yorkais.

Aménagée avec ludisme, la toute première salle à manger du concept affiche ses couleurs avec des tableaux style pop art saturé et une douzaine de places en terrasse. Si le choix de vaisselle puise à même le répertoire nippon, les saveurs, elles, empruntent à celui du monde et se veut anti-appropriation culturelle. Pour des prix oscillant entre 3 et 13,50$ et avec des options carnées, végétariennes et végétaliennes, le menu compact vise satisfaire tous les types d’estomacs.

Au moment de ma visite, l’établissement était en mode soft opening, avec l’équipe de service qui procédait à une toute première dégustation des plats. Bien qu’un peu difficile à manger, la généreuse tranche de flanc de porc roulé de la ferme Turlo trônant sur mon ramen façon Harlem a été mon coup de cœur, car elle exprimait très bien la volonté d’Alexanne de proposer aux clients un fast food « haut-de-gamme. » À titre indicatif, le restaurant prévoit embaucher un saucier, un poste rarement pourvu dans le monde de la restauration rapide. Génie ou folie? Seul le temps pourra répondre à cette question.

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Sardines 

Une ouverture ultra-coquette à la frontière de Saint-Jean-Baptiste et de Montcalm, on doit Sardines aux entrepreneurs derrière la Buvette Scott, appuyés par deux nouveaux associés-opérateurs : Samuel Genest et le chef Étienne McKinnon.

La buvette d’une vingtaine de places en salle à manger et d’une dizaine de places en terrasse s’attaque au défi de faire connaître un succès d’affaires à un emplacement commercial en demi-sous-sol qui a donné du fil à retordre à ses nombreux prédécesseurs. Malgré l’étroitesse des lieux, l’aménagement de bon goût et les divers choix de design – bois, pierre, cuir, papier peint dandy, luminaires custom - génèrent une impression d’exclusivité enviable, qui va de pair avec un service personnel et engagé.

Tout en haut du menu trône une sélection de délicieux pains artisanaux réalisés sur place, indispensables pour bien profiter de tout ce qui suit : des plats cuisinés d’inspiration méditerranéenne à la présentation exquise, des conserves de sardines importées, des charcuteries et fromages sélectionnés avec soin auprès de divers spécialistes et quelques desserts maison.

Afin de se distinguer de son frangin, Sardines mise plus sur la bière que sur le vin (quoique ce dernier n’est pas en reste avec une belle sélection au verre et à la bouteille, même dans l’orange, fort plaisant d’ailleurs.) C’est avec ravissement que j’ai eu mon premier contact avec la Mliko, une bière versée à la « tchèque » de manière à la faire mousser abondamment « full mousse », ce qui lui donne des airs de lait.

Une ouverture sans faille – si ce n’est qu’un léger manque d’acidité dans tous les plats dégustés, quand on en est là, c’est que ça va bien! -  voilà un restaurant qui fait mentir l’idée que trois mois de rodage sont nécessaires pour atteindre l’excellence, mais pas le proverbe qui veut que dans les petites conserves se trouvent les meilleures sardines…

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